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Chapitre IV < Episode i < FFXIII

Page créée le 28/11/11 à 23h24
Contributeurs : AoEmaster

- « Hé, euh... excusez-moi ? Vous avez suffisamment de pilotes ? » demanda Sazh au soldat. C’est au moment où Hope proposa son aide que Sazh réalisa que lui aussi pouvait être utile.

- « Vu le nombre de personnes que nous devons évacuer, des pilotes supplémentaires ne seraient pas du luxe. »

Sazh leva les yeux sur Cocoon. Même si on ne déplore qu’un tiers de pertes, il s’interrogea tout de même sur le nombre d’aller-retours nécessaires pour évacuer la population entière de Cocoon.

- « Oui, vous avez raison, mais ... »

- « Marché conclu. Tant que vous ne bougerez pas du cockpit, vous n’aurez pas à vous demander si quelqu’un vous a vu. »

Voyager entre Cocoon et Gran Pulse n’était pas la seule utilisation que l’on faisait des vaisseaux. Ceux-ci servaient également en cas d’avalanche ou d’effondrement d’un immeuble, pour porter secours aux personnes ensevelies sous les gravats. Cela nécessitait de plus petits vaisseaux capables d’atteindre de tels endroits et par conséquent d’avoir à leur bord des pilotes aptes à les manœuvrer.

- « En réalité... nous sommes en sous effectif. »

- « Au moins, les PSICOM ont rendu les armes. Quelque chose de positif a émergé de tout ce malheur. »

Non loin du pilier de cristal, les soldats en uniforme bleu collaboraient avec le PSICOM, transportant de précieuses marchandises, faisant de leur mieux pour apporter leur aide. Ils travaillaient main dans la main dans le seul but de s’assurer de la sécurité des citoyens de Cocoon. « Un autre miracle », pensa Sazh.

- « Vous avez votre permis sur vous ? »

- « Peu importe. On embauche n’importe qui du moment qu’il sait piloter. »

Officiellement, il n’était autorisé à piloter que des embarcations civiles mais dans des cas d’urgence comme celui-ci, personne ne serait suffisamment tordu pour lui reprocher d’avoir enfreint la loi en conduisant un engin militaire.

- « Parfait… Encore une petite chose. Mon fils est avec moi et je vous serai reconnaissant si vous pouviez me confier un vaisseau disposant d’un grand cockpit. »

Désormais, il n’était plus question pour Sazh de laisser qui que ce soit s’occuper de Dajh. Quand tout sera rentré dans l’ordre, il reprendra son travail et placera son fils à la garderie. Mais là, les choses étaient différentes. Il n’était pas question qu’il s’éloigne de lui un seul instant. Ce jour à Euride fut l’élément déclencheur. Il avait quitté Dajh des yeux, l’espace d’un court instant. Il avait pensé, insouciant, que son fils était assez grand, qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour lui constamment. Ce fut un désastre. Cette route, il jura de ne plus jamais la reprendre.

- « Alors Dajh… », dit-il en soulevant le petit garçon, un genou à terre. « Ton papa est pilote dans la vie. Et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

- « Je mange plein de choses, je joue beaucoup, je fais la sieste, je fais des bêtises, je suis puni, je dis pardon… »

Ils avaient la même conversation tous les matins avant de partir pour la garderie. Puis, une fois arrivé, ses yeux disaient « Regarde, c’est ici que tu travailles », avant de l’accompagner à l’intérieur.

- « Tu as raison, mais aujourd’hui ce sera un peu différent. »

- « Comment ça ? »

- « Aujourd’hui, tu vas devoir observer le travail de ton père. Tu seras assis devant lui et tu devras rester sage. Tu peux faire ça pour moi ? »

Le visage de Dajh s’illumina dans un immense sourire. Il n’avait jamais vu son père piloter d’aussi près.

- « Tu n’as pas le droit de te lever ou de courir partout tant que nous serons dans les airs. Tu as bien compris ? C’est un métier dans lequel il faut être calme ce qui veut dire que tu dois l’être aussi. Et toi, interdiction de voler dans tous les sens, compris ? », dit-il en regardant le bébé chocobo. Il reçut un pépiement en guise de oui.

Il prit un moment pour prendre Dajh dans ses bras, une fois encore. Bientôt, il ne pourrait plus le faire aussi aisément. Les enfants grandissaient tellement vite. Dans seulement dix ans, Dajh aura le même âge que Hope. Chaque moment qu’il passait avec lui était précieux. « Voyez le brave jeune homme qu’il est devenu. Tout ce qui a pu se passer, ce n’est rien. Il était un l’Cie alors qu’il n’avait que six ans ? Et alors ? » C’est ce qu’il dira à Vanille et Fang quand Dajh sera adulte. Et quand ce jour viendra, tous riront des évènements passés. Et peu importe que ce jour soit proche ou non.

- « Bon, on y va ? » Sazh lança un regard sur la tour de cristal et la vit briller sous les feux de la lumière du soleil. Cet endroit où deux de ses amis étaient endormies. « Nous nous reverrons un jour », murmura-t-il en suivant le soldat tandis qu’il lui montrait le chemin.

Fin du Chapitre IV
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